Honest note : Un Glenfarclas expérimental, moins captivant et complexe que prévu. 7/10

L’histoire : Au commencement était Glenfarclas

Lorsque la SMWS s’est lancé, avec son idée de cacher les distilleries derrière des numéros, la première à jouer le jeu fut Glenfarclas. C’est ainsi que la célèbre distillerie familiale du Speyside a hérité du numéro 1 pour l’éternité. Avec ce nouvel embouteillage, les deux partis renouvellent leur histoire de malt et d’eau fraîche pour la 205e fois.

Proposé à un tarif attractif, une grosse centaine d’euros, ce whisky baptisé « Captivating complexity » propose une prise de risque maximum. Il s’agit en effet d’un first fill bourbon, alors que Glenfarclas fonde sa réputation sur les vieillissement en sherry, que l’on a fini pendant deux dans un fût d’ex-Pedro Ximenez. Une combinaison qui ne fonctionne pas toujours.

Le contenu : plus captivant que complexe

Le nez est bien marqué par le PX mais avec quelques variantes. On trouve du tabac blond de cigarette, du cuir, accompagnés de crème anglaise, de cannelle et d’un bouquet de fleurs fanées. Jusqu’ici, tout va bien et les deux casks se complètent bien.

Le palais est lui curieusement « étroit ». Le whisky est puissant mais n’en met pas plein la bouche, malgré un rétroolfaction importante. En revanche il fait facilement saliver, ce qui en fait potentiellement un bon malt à cigare. La palette aromatique est celle du sherry : des raisins secs gorgés de rhum, un petit côté cacao-jus de tabac, le tout relevé à la cannelle et au poivre rose. La finale n’est pas spécialement profonde pour un whisky de cet âge et reste en-deçà des attentes.

Doté d’un joli nez mais d’un palais restreint, ce Glenfarclas déçoit, nécessairement. Il s’agit probablement d’un fût de bourbon un peu médiocre, que l’on a tenté de ranimer grâce au PX. Cela fonctionne au nez, mais moins en bouche.

Prix : autour de 115 €  – Disponibilité : épuisé