Honest note : Un 12 ans très respectable qui permet à Deanston de sortir du statut de distillerie anecdotique. 8/10

L’histoire : Deanston, distillerie bucolique des Midlands

Deanston fait partie de ces distilleries sans véritables réputation. Plutôt récente – elle s’est installée dans un ancien cotton mill au milieu des années 60, elle a jusqu’ici eu du mal à exister sur la carte des whisky écossais. Elle est finalement plus connue pour son moulin à eau de carte postale que pour la qualité de ses malts.

Mais depuis un certain temps, il semble que nombre de distilleries quasi-anonymes aient décidé de prendre leur destin en main, et de monter à la fois en gamme et en caractère pour exister. Ce 12 ans renouvelé de Deanston, qui passe à 46° en est un témoignage. Il joue sur la fibre écolo (« we were sustainable before it was a trend ») et authentique (« unchillfiltered, as it should be ») et promet enfin des émotions positives dans la campagne des Midlands.

Le contenu : un presque speysider qui se rebiffe

Les malts de Deanston sont souvent considérés comme gentillets, mais faibles en caractère. De fait, ce 12 ans ne trahit pas complètement l’ADN initial de la maison. Le nez est crémeux, porté sur la pêche et la vanille, ainsi que des céréales pour une attaque très douce. Avec un peu de patience, on glisse vers les pamplemousses, ainsi qu’une curieuse et inattendue touche de fumée.

Pour la bouche, on mélange quelques pêches, du jus de citrons très mûrs et du porridge, que l’on arrose copieusement d’huile d’olive et que l’on sert sur le fil du lame d’un rasoir. C’est à la fois ample et affûté, réconfortant et affirmée. La finale est plutôt longue, chaleureuse, et pétille de poivre.

Ainsi Deanston tombe les masques. Le débonnaire voisin des Midlands prend des accents du Mezzogiorno pour devenir un vrai malt stimulant, avec un rapport qualité-prix parfait. Bonne nouvelle !

Prix : autour de 40 €  – Disponibilité : large