Honest note : Un mélange de malts de Campbeltown à la fois sobre et plaisant. 8/10

L’histoire : Les local malts de Douglas Laing passent par Campbeltown

L’embouteilleur indépendant Douglas Laing a créé il y a quelques années une série de vatted malts « régionaux » : Big Peat sur Islay, Rock Oysters pour les autres îles, Scallywag dans le Speyside, Timorous Beastie dans les Highlands  et Epicurean dans les Lowlands. Une série accessible financièrement, très bien composée et représentative de la diversité de toutes les régions du whisky écossais. Toutes ? Il manque bien entendu à l’appel Campbeltown. Mais voici que cet oubli est réparé grâce à un nouveau vat : The Gauldrons.

Pour le composer, Douglas Laing n’a que peu de sources : Glen Scotia, Springbank et ses trois styles (Springbank, Longrow et Hazelburn) et la minuscule Glengyle qui produit Kilkerran. Peu de choix donc, mais un beau potentiel.

Le contenu : un chaleureux résumé de Campbeltown

L’ouverture est avenante au nez. Nous sommes accueillis par des pommes golden et un grand bol d’air marin, au fond duquel il semble poindre une mince volute de fumée, mais mon esprit qui sait qu’il y a potentiellement du Longrow dans cette bouteille me joue peut-être des tours. En bouche, cela reste très chaleureux et assez huileux. C’est fruité (plutôt poire et banane), et épicé (sel et poivre noir). La finale est plus marqué par le couple poire-poivre, avec encore une petite trace de fumée, mais qui pourrait être autre chose. En somme, une bouteille facile à boire sans pour autant être flatteuse, s’appuyant sur des saveurs automnales et littorales.

Sans être complètement typique de Campbeltown – il manque les marqueurs de Springbank (oranges/citrons et caoutchouc brûlé), il y a tout de même une singularité dans ce mélange de malt. Un entre-deux monde qui définit bien l’ancienne capitale du whisky. Mais avant tout, on appréciera le beau travail du blender qui réussit à faire un whisky à la fois rigoureux et plaisant.

 

Prix : autour de 55 €  – Disponibilité : large