Honest note : Un Linkwood honnête et puissant mais sans grandes passions. 7/10

L’histoire : Un single cask Linkwood d’âge moyen

Les vieux Linkwood sont connus pour être excellents,sérieux et  millimétriques, à la japonaise. Les jeunes sont souvent étonnants, farouches et huileux. Reste l’entre-deux, que l’on peut tester sous la forme de ce single cask proposé par la SMWS, dont le nom, « Cottage Garden, Cottage Kitchen », fait avant tout penser à un programme sponsorisé consacré à l’aménagement de demeures.

Plus prosaïquement, il s’agit d’un refill ex-bourbon de 13 ans proposé à 60° tout rond. Sur le papier, du solide, du sérieux…

Le contenu : robuste et simple

Le nez est assez vigoureux, oscillant effectivement entre la cuisine (tarte fine aux pommes) et le jardin (pot-pourri). Le tout est recouvert d’une importante couche de peinture, avec les notes de térébenthine qui y sont naturellement associées. La bouche est huileuse à souhait, « pleine » et initialement assez accueillante avec quelque chose comme de la papaye séchée. Puis elle tire vite vers les amandes fraîche, avant de virer très franchement au malt pur et simple. On trouve également quelques notes de dissolvant qui rappelle la peinture du nez. Le bois amène quelques épices, qui se font plus prononcées dans la finale, qui est d’une longueur tout à fait acceptable.

L’eau ne révèle pas de différences fondamentales, mais renforce la pomme au nez, la douceur en bouche et le boisé en conclusion.

Au final, ce Linkwood n’a comme de nombreux pairs du même âge rien de transcendant. Il pâtit également de l’absence de certains marqueurs de la distillerie (comme le jasmin), qui en font le charme. Mais au-delà de ces considérations, il s’agit tout de même d’un whisky  solide, avec des flaveurs affirmées, intéressant pour épancher les grandes soifs de malt.

 

Prix : autour de 65 €  – Disponibilité : très limitée