Honest note : Très Islay, très précis, très réussi. 9/10

L’histoire : Compass Box fait ses emplettes chez Ardbeg

Avec le No Name, Compass Box promet le whisky le plus tourbé qu’ils aient jamais proposé. Pour le composer, ils ont mis la main sur un stock d’Ardbeg d’âge intéressant (75% du blend) et l’ont marié avec leurs usual suspect : du Caol Ila en refill bourbon, du Clynelish, et une rasade de leur habituelle mixture Deluaine-Teaninich pour apporter des épices.  Le No Name est donc une sorte de Flaming Heart dont le vieux Caol Ila aurait été remplacé par du Ardbeg, ce qui se défend. Le prix, une centaine d’euros,  est étonnamment bas pour ce type d’embouteillage – quand on connaît les tarifs habituels des Ardbeg en indie bottling.

Le contenu : Islay dans toute sa splendeur

Plus qu’Ardbeg, le nez est ileach… de la fumée de tourbe médicinales avec pas mal de cendres. Un peu de vanille et d’agrumes transparaissent derrière ce rideau de fumée. La bouche hésite entre le huileux et le cireux et déploie à nouveau force de fumée, de cendres et d’antiseptique. C’est aussi de plus en plus salé – le côté marin n’apparaissait pas au nez, avec ce qu’il faut de pamplemousse pour ne pas être trop rêche. La finale est longue, consistante,  grasse, salée et fumée.

Que dire, si ce n’est que John Glaser a encore composé un blend d’exception, en alliant différents malts pour atteindre un objectif précis. Nous sommes très proche du Flaming Heart, avec peut-être un tout petit peu moins de cendres et de profondeur, mais cela se joue à quelques millimètres. On est tout juste un peu plus sur la lame, et c’est très bien comme ça.

 

Prix : autour de 120 €  – Disponibilité : toujours trouvable sur les sites de VPC