Honest note : Un Bowmore qui boxe au-dessus de son poids, avec talent. 9/10

L’histoire : Bowmore, fumé et maritime – vraiment ?

Bowmore a la réputation de produire depuis plus de deux siècles des whisky fumés, plutôt faciles à boire, marqués par les embruns et un joli fruité. C’est le côté léger d’Islay, comme Caol Ila, par opposition à la puissance « de feu » des 3 Kildatons (Ardbeg, Lagavulin, Laphroaig). Mais sur l’ensemble du volume produit à Bowmore, on trouve bien quelques casks qui font mentir cette réputation. La SMWS semble en avoir trouver un, puisqu’ils ont choisi de le baptiser « Like a hot coal in the mouth ». Un promesse qui paraît bien éloignée de la promesse initiale de Bowmore. Pour information, il s’agit d’un refill sherry de 17 ans proposé à 57,7°.

Le contenu : vraiment « like a hot coal in the mouth »

Le nez annonce la couleur. Au-delà d’une fumée assez grasse et puissante, on trouve bien des marqueurs du vieillissement en sherry (tabac, figue séchée, jambon sec), accompagnés de notes de cuir et saumures. Un nez imposant qui est néanmoins bien peu de chose au regard d’une bouche incandescente. Sur le palais, ce Bowmore inaugure un barbecue sur lequel sont en train de griller des poissons gras (maquereaux, harengs), des tranches de bacon et des pruneaux. Le tout a été couvert de miel pour adoucir le feu. La finale est longue, brûlante mais tout de même suave, comme un charbon couvert de miel. Le tout s’accompagne d’une rétroolfaction intense très appréciable.

Il s’agit donc bien d’un peat monster, et non pas d’un classique Bowmore côtier, qu’on comparera plus facilement aux monstres produits dans le temps par Ardbeg et toujours aujourd’hui chez Lagavulin. Le sherry a parfaitement joué son rôle pour enrichir le distillat sans pour autant le dénaturer. Au final, on y perd un peu l’identité de Bowmore, mais on y gagne un énorme whisky.

Prix : autour de 110 €  – Disponibilité : épuisé