Honest note : Jeune mais efficace et précis. Pas si Yoichi que ça. 6/10

L’histoire : Yoichi, distillerie japonaise de caractère

J’ai toujours eu un faible pour Yoichi parmi les grandes distilleries japonaises. Sans doute en raison de son caractère plus affirmé, moins dans la recherche de l’équilibre et de l’élégance que ses consoeurs Yamazaki, Hakushu et Miyagikyo. Plus « écossais » en somme. Maintenant, la question est de savoir si ces qualités se retrouvent dans la version sans mention d’âge qui s’est substituée au 10 ans en tant qu’entrée de gamme. Il est proposé à 43°, ce qui est positif en entrée de gamme.

Le contenu : une bonne introduction à Yoichi

Le nez est agréable, frais et léger, à base de pommes, de pêches et de touches de miel et de vanille. Pas de trace de fumée dans ce bouquet plutôt printanier. En bouche, on a du malt léger, des épices et du fruité, dans la continuité du nez. Le bois amène un peu de tension bienvenue, sans sombrer dans la planche. La finale est propre et d’une longueur tout à fait réglementaire.

Une entrée de gamme qui , relativement, surnage.

Une entrée de gamme qui , relativement, surnage.

C’est donc finalement un whisky très japonais, à la fois composé et équilibrée. Agréable donc, mais finalement peu représentatif du style Yoichi, généralement plus marqué par les éléments.
Se pose enfin la question de la rationnalité économique. En Europe, il était proposé autour de 45 € pour 50 cl (il a depuis été remplacé par un 70 cl à 72 €, à priori plus racé selon des confrères). Rien d’exorbitant mais pas une grande affaire non plus. En revanche au Japon, on le trouvait il y a deux ans jusque dans les Seven Eleven à en gros 15 € la bouteille. Et là, ça devient un incontournable.

Prix : autour de 70 €  – Disponibilité : épuisé