Honest note : Peut-être le meilleur rapport qualité-prix du marché, pour l’amateur comme le profane. 9/10

L’histoire : Springbank, l’étoile de Campbeltown

De la grosse trentaine de distilleries que comptait Campbeltown au début du siècle, il n’en reste que 2,5 – le 0,5 étant l’excellente mais peu productive Glengyle. Les spécialistes vous diront que ce n’est pas grave, puisque Springbank a survécu. Je suis tenté de leur donner raison.

Le 10 ans maison est depuis des années une référence. Il est souvent considéré comme plus équilibré et plus intéressant que des embouteillages plus âgés ou plus snobs (comme les éditions limitées). Cette année, la livrée de la bouteille change, mais probablement pas le contenu. Il est proposé à 46°, comme il se doit.

Le contenu : orange et caoutchouc

Le nez est la définition même de Springbank : du caoutchouc vulcanisé, des journaux fraîchement imprimés, des oranges et de l’air marin. C’est personnel, mais j’ai l’impression d’être dans le jardin de mes grands-parents à Ajaccio. En bouche, on oscille entre la fraîcheur du jus d’orange, contrebalancée par une élégante minéralité. La signature un peu cireuse, caoutchouteuse de Springbank est bien là. La finale est assez longue pour un whisky encore relativement jeune.

Ce qui se passe quand on plonge dans le 10 yo...

Ce qui se passe quand on plonge dans le 10 yo…

C’est original, équilibré, plutôt facile à boire, mais avec aussi un vrai caractère. Et comme c’est aussi tout à fait abordable financièrement, on ne peut que s’incliner devant la maison Springbank.

 

Prix : autour de 55 €  – Disponibilité : large