Honest note : Côtier et fumé, une solide alternative à Bowmore et Caol Ila. 8/10

L’histoire : Longrow, version tourbée de Springbank

Chez Springbank, quand on produit des whiskys différents, on leur donne un nom propre, comme s’il s’agissait d’une distillerie à part entière. Ainsi le malt tourbé (et distillé 2 fois – contre 2,5 fois pour le Springbank) produit à Campbeltown porte le nom de Longrow. Un hommage à une distillerie voisine fermée depuis la fin du XIXe siècle.

Le Longrow CV se présente sans mention d’âge et à 46°. Il a changé récemment de livrée pour arborer désormais une étiquette blanche et non plus noire.

Le contenu : maritime et citronné

Le nez est simple et franc. C’est médicinal, fumé et légèrement marin. On n’est pas si loin des Islay coastals – Bowmore et Coal Ila par exemple, mais la tourbe est plus discrète encore. En bouche, on a l’impression d’une citronnade maison légère que l’on aurait fumée. L’iode fait son apparition, mais moins que chez le cousin Kilkerran. La finale est longue, plus marquée par la minéralité, avec une rétroolfaction légère.

Quand la vie vous donne des citrons, faîtes-en un Longrow.

Quand la vie vous donne des citrons, faîtes-en un Longrow.

On retrouve donc dans ce Longrow l’exigence et la qualité qui font la réputation de Springbank. On est plus dans l’épure que dans la complexité. Cela nous offre un whisky simple et droit, qui réjouira ceux qui aiment l’idée de ne pas forcément passer par la case Islay pour satisfaire leur soif de tourbe.

Prix : autour de 70 €  – Disponibilité : épuisé