Honest note : Un whisky simple et droit, plein de petits détails attachants. 7/10

L’histoire : Longmorn, distillerie premium de Pernod-Ricard

Longmorn était une distillerie discrète du Speyside, jusqu’à ce que le groupe Pernod-Ricard décide qu’elle était ultra-premium. Un peu comme ce qu’avait fait Diageo pour Mortlach. Il semble que les deux géants du whisky se soient trompés de la même façon. Néanmoins, Longmorn peut aussi réserver de belles surprises en embouteillages indépendants abordables.

Nous tentons donc notre chance avec un first fill bourbon de 12 ans, proposé par la SMWS à 60,9° – ouch  ! Son nom de guerre est plus doux : « When Cleopatra meets Robin Hood ».

Le contenu : un single malt dans sa plus simple expression

Le nez est simple : ça sent le whisky. Mais le whisky bien fait. La Cléopatre du titre fait référence à la colle en pot de notre enfance, sur laquelle on peut rajouter une jolie note de bois précieux et une touche de miel. Ce n’est pas un grand nez, mais un bien mignon nez. En bouche, c’est très droit et propre. Alors que ça parait un peu simple au départ – le tandem classique malt léger et sucre d’orge, des notes de beurre aux noisettes viennent flatter le palais. La finale est plutôt longue mais assez neutre.

Et voilà comment on surprend l'ennemi.

Et voilà comment on surprend l’ennemi.

C’est la bouteille parfaite pour commencer une dégustation, ou la relancer. Elle nous dit ce que devrait être un whisky simple et bien fait. En tant qu’amateur de baseball, elle me rappelle les pitchers qui n’ont pas une fastball véloce ou une curveball redoutable. Tout doit se faire sur les périphériques, dans les petits détails et dans la précision. Et elle s’en sort remarquablement bien.

Prix : autour de 45 €  – Disponibilité : très limitée