Honest note : Un Arran tout en nez qui nous abandonne au milieu du chemin. 7/10

L’histoire : Arran et la SMWS, une histoire d’amour

Existe-t-il un pipeline reliant directement l’île d’Arran à Leith, le siège de la SMWS ? La question est posée quand on voit le nombre d’embouteillages proposés pour une distillerie plutôt jeune. Cela dit, la qualité étant généralement au rendez-vous, aucune raison de s’en plaindre.

Le 121.68 est donc un Arran distillé en 1999, soit 4 ans après l’ouverture de la distillerie, vieilli pendant 14 ans en refill ex-bourbon, et embouteillé au degré naturel vigoureux de 55°. Il est accompagné d’une promesse poétique que Rudyard Kipling et Mark Twain approuverait : Harvesting fruit on an Indian summer’s day.

Le contenu : un whisky tout en nez

Quel nez !  Tout en feuilles et en fruits, à la fois vert, doux et sucré. Comme un verger après la pluie à la fin de l’été. Les amateurs de clairins haïtiens se sentiront également en terrain connu – bien que cet Arran soit tout de même plus maniéré qu’un Sajoux ou un Vaval. Je ne surnote pas forcément le nez par rapport au reste, mais là je m’incline.

Qui est-ce qui a un gros nez et une jambe cassée ?

Qui est-ce qui a un gros nez et une jambe cassée ?

En bouche, ça commence plutôt bien : des fruits noirs, et d’autres moins mûrs, plus acides : mangue de début de saison, gelée de groseille, rhubarbe… Ce serait très appréciable si le bois n’amenait pas aussi une poignée de noix de coco râpée.  Elle domine d’ailleurs la finale, qui est également plus amère qu’attendue. La profondeur, la douceur du début se trouve remplacée par quelque chose de banal et de pataud.

Si je devais noter ce whisky juste sur le nez, un 9/10 se justifierait. Malheureusement, la suite est une déception croissante tirant vers la médiocrité. Un malt très politique donc, tout en trahison de promesses.

Prix : autour de 60 €  – Disponibilité : épuisé