Honest note : Un Clynelish débordant de fruits, et bien entendu excellent. 8/10

L’histoire : Clynelish, semper fidelis

Mon histoire avec Clynelish est assez compulsive : dès que je croise une bouteille, il faut que je l’achète. Si j’arrive à me raisonner parfois, quand il s’agit d’un Clynelish de la Scotch Malt, distillé le jour de mon anniversaire (mais en 2004), je n’avais pas vraiment le choix…

Il s’agit donc d’un 11 ans en ex-bourbon de premier remplissage, servi à 54° tout rond. Et doté d’un bien joli nom : ‘Liquorice Catherine Wheels’. Cela doit sûrement avoir un sens pour les autochtones, mais pour moi ça sonne simplement bien.

Le contenu : un tour dans le verger

Les descriptions de la SMWS sont souvent alambiquées, quand elles ne semblent pas tout simplement imaginées à partir de la lecture des circonvolutions de fumée d’un bon gros deux feuilles. Mais pourtant, elles tombent parfois juste, donc vérifions cela un crayon à la main.

Au nez on annonce marmelade de lime. Check. Roses. Re-check. Et musc… admettons – disons une épice forte. Jusqu’ici un presque sans faute. En bouche on annonce une explosion d’épices et de douceur fruitée. Et effectivement on a bien un verger très mûr, très proche finalement du 3 years old deluxe de Compass Box, avec la dose réglementaire d’épices diverses et indéterminées pour relever le tout et l’empêcher de devenir écœurant. C’est bon, tellement bon que je n’ai pas le cœur de mettre de l’eau pour vérifier que l’on trouve bien des poires pochées à la crème anglaise.

Quand on cueille un Clynelish trop tôt...

Quand on cueille un Clynelish trop tôt…

Ce Clynelish est donc bien un beau whisky, un peu décadent sans pour autant être vulgaire. J’ai eu un vif débat interne avec moi-même pour savoir si c’était un 8 – excellent, ou un 9 – exceptionnel… J’ai tranché pour un 8, simplement parce que je me disais qu’avec quelques années de plus – disons 5 ans, les arômes auraient pu se complexifier encore plus, le toucher en bouche se préciser… et on aurait pu toucher le divin avec ce tonneau. C’est du chipotage, je vous l’accorde, mais c’est l’essence même de la dégustation de single cask : ce qui est et ce qui aurait pu être.

Prix : autour de 65 €  – Disponibilité : probablement introuvable