Honest note : Simple mais redoutablement efficace. Une légère préférence pour le 8 yo néanmoins. 8/10

L’histoire : une édition spéciale annuelle

Depuis quelques années déjà, le Lagavulin 12 ans, seul potentiel cask strength officiel, rallie tous les suffrages. Au point que les stocks disparaissent vite. On le trouve tout de même assez facilement, le prix- autour de 100 € – restant assez élevé pour un whisky encore jeune.

La version 2016 est proposée à 57,7°, tout de même. A la couleur, il a vu plus d’ex-bourbon que d’ex-sherry, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle.

Le contenu : un Lagavulin dans son expression la plus simple et la plus puissante

Comme pour l’édition anniversaire du 8 ans, on est dans l’essence de Lagavulin, avec un whisky qui n’a rien d’un crowdpleaser. Un nez fait de fumée, de caoutchouc brûlé, d’amande et de citron – bref une sorte Springbank mouliné à la tourbe Lagavulin. La bouche est puissante : de la fumée bien sûr, encore des amandes, de l’écorce de citron confite et du poivre. La finale insiste sur le poivre et le fruit confit, plutôt gingembre pour le coup.

Et oui Ron, les grandes émotions sont simples.

Et oui Ron, les grandes émotions sont simples.

On a affaire à un Lagavulin à la fois typique, finalement assez basique, mais assez difficile à appréhender – ce qui explique sans doute les écarts entre les notes de dégustation des bloggers les plus réputés. Il m’a véritablement fallu plusieurs sessions pour l’apprivoiser et l’apprécier. Et je vous conseille de plutôt le réserver aux fins de dégustation, une fois le palais bien fait. Néanmoins, une fois son potentiel révélé, il devient redoutablement efficace. Sa simplicité est en fait une épure, et les citrons confits sont vraiment miraculeux. Je concède toutefois une légère préférence pour le 8 ans, mais principalement sur le critère bangs for bucks.

Prix : autour de 100 €  – Disponibilité : limitée