Honest note : Un joli Bowmore, riche en arômes et propice à la nostalgie. 8/10

L’histoire : un Bowmore indie

Un Bowmore single cask de 18 ans, distillé en 1994, sélectionné par Berry Bros & Rudd pour la Maison du Whisky. Des gens de bon goût qui ont aussi celui de ne pas pratiquer de dilution et donc de proposer un whisky à 53,6°. Pas de précision sur le vieillissement, mais l’aspect un peu cuivré me fait pencher pour un sherry butt en second remplissage. Je n’y mettrai pas ma main à couper pour autant.

Le contenu : un Bowmore d’automne

Le nez démarre par tout ce qu’on peut attendre d’un Bowmore : doucement fumé et médicinal. Rajoutez un peu de verger d’automne, des pommes très mûres par exemple, puis de l’amande qui monte progressivement en puissance. Le compte est bon. Sur le palais, la fumée passe en mineur, laissant plus de place aux pommes bien rouges, très Clynelish, et à sel très marin, qui tire un peu sur la saumure. Les amandes du nez sont maintenant des amaretti, les petits biscuits qui accompagnent le café en Italie, en version très amère. On les retrouve dans la finale avec un fumée à nouveau plus présente et un picotement d’épice que mes capteurs saturés n’identifient pas clairement.

Bowmore, ou le goût de la plage en automne.

Bowmore, ou le goût de la plage en automne.

Cette bouteille a vraiment tout ce que j’apprécie chez Bowmore, c’est à dire une palette aromatique fine, propice à s’associer à des souvenirs précis. Dans mon cas, il m’évoque la fin d’un déjeuner de poisson sur une plage italienne hors saison. Comme vous vous en doutez, c’est un excellent souvenir, et bien entendu un excellent whisky.

Prix : autour de 110 €  – Disponibilité : probablement épuisé