Honest note : Un Campbeltown qui fait plisser les yeux et éveille les sens. 9/10

L’histoire : Glen Scotia, la petite soeur de Campbeltown

Glen Scotia, c’est l’autre distillerie de Campbeltown.  Moins célèbre que sa cousine Springbank, elle revendique néanmoins 185 ans d’histoire. Sa production limitée – 600 000 litres par an, la rend rare sur les étagères, où il faut bien l’avouer ses embouteillages ne fascinent pas toujours.

Le matricule 93.59 proposé par SMWS est donc un Glen Scotia 14 ans de 1999 en ex-bourbon refill, rien de surprenant pour un indie bottling. Le degré est beaucoup moins anodin : 60,6%. Baptisé the Undergraduate, il promet une certaine fougue.

Le contenu : un grand single cask

Ce qui est pratique avec la SMWS, c’est que leurs notes de dégustation sont imprimées sur la bouteille, donc on peut comparer facilement. Au nez, le démarrage est classique mais plutôt plaisant : miel et antiseptique. Puis viennent des notes de caoutchouc vulcanisé. Cela emplit bientôt tout l’espace d’ailleurs, et c’est assez curieux puisqu’il s’agit de la « signature » olfactive de Springbank. Je dois d’ailleurs avouer que m’étant perdu dans les codes de distillerie de la SMWS, j’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’un Springbank.

Le contenu est étonnamment buvable par rapport au degré d’alcool. Une sorte de margarita très sèche (le comité SMWS annonce du pisco sour), des olives vertes, des notes de tabac blond (tabac à rouler Samson selon moi) et de plus en plus de sel au fur et à mesure qu’il descend dans la gorge.

Voilà ce qui arrive parfois avec un whisky à 60°

Voilà ce qui arrive parfois avec un whisky à 60°

Ce Glen Scotia est typique de ce qu’il y a de fascinant dans le whisky. A la lecture de ses arômes, peu font envie. Pourtant ensemble, ils créent un malt vif, étonnant et remarquable. Et l’espace d’un verre, il rend Glen Scotia aussi désirable que Springbank.

Prix : autour de 65 €  – Disponibilité : probablement introuvable désormais