Honest note : Le plus Marocain des Lagavulin est un vrai charmeur. 8/10

L’histoire : la distillers edition annuelle de Lagavulin

La distillers edition de Lagavulin est un rendez-vous annuel fixé par la distillerie d’Islay. Proposée en 16 ans d’âge, comme l’officiel, mais avec une double maturation faisant la part belle au caractère du sherry, elle offre généralement une approche plus facile et plaisante du whisky tourbé.

Il semble que ces dernières années, la distillers edition ait un peu régressé en qualité. Plutôt que vérifier cette assertion (entre le 8 ans et le 12 ans, j’ai mon quota d’éditions spéciales de Lagavulin cette année), je suis allé chercher dans mon stock l’édition de 2011, distillée en 1995 – qui fait partie des années de référence. La maturation sherry est faite en Pedro Ximenez, l’un des plus lourds de sa catégorie. Pour information, cette bouteille est ouverte depuis 4 ans, mais son contenu ne semble pas avoir bougé.

Pas de frontières pour le goût des whiskys.

Pas de frontières pour le goût des whiskys.

Le contenu : suave et oriental

Au nez, on a bien la fumée du barbecue classique Lagavulin, accompagnée d’écorces d’orange et de quelque chose d’assez végétal et suave qui rappelle le thé à la menthe arabe.
On reste en Afrique du nord pour la bouche, avec un plein panier de fruits séchés : dattes, abricots, figues, raisins. Cela reste néanmoins fluide, plus que dans mon souvenir (on est à 43°). Grâce à la fumée et une certaine minéralité sous-jacente, on évite l’écoeurement. On est bien au Maroc, mais pas encore devant une pomme-chicha. La finale prolonge le plaisir dans la durée.
C’est donc bien le plus marocain des Lagavulin qui nous est proposé. Par sa richesse, mais aussi sa finesse et sa précision, il a tout pour plaire.

Prix : autour de 80 € – Disponibilité : fonds de stock d’un caviste