Honest note : Une des légendes qui ont lancé le whisky japonais. Inférieur au Nikka from the Barrel. 7/10

L’histoire : le plus connu des blends japonais

Quand Bill Murray se perdait dans Lost in Translation, c’était un verre d’Hibiki à la main. Longtemps le 12 ans a constitué l’entrée de gamme, avant d’être récemment remplacé par un no age statement « Harmony » qui a lui rallié moins de suffrages. Abordable (autour de 50-60 €) alors, et très buvable, Hibiki 12 ans a souvent été le premier whisky japonais rencontré par les Occidentaux. Il est constitué donc de Yamazaki et Hakushu 12 ans côté malt, et probablement de whisky de grain de la distillerie Chita pour le reste.

Le contenu : un bon blend un peu surcôté

Un nez facile mais pas dénué d’une certaine profondeur. Du bois, mais assez discret, de la pomme, un peu d’alcool de prune, et au bout d’un certain temps de la noix de coco râpée. En bouche, la pomme se cuisine (compotée) et récupère quelques agrumes qui apportent une légère amertume. Des épices picotent un peu et l’eau de vie de prune fait son retour, dans un style rakija (Serbie) ou Umeshu (Japon), c’est à dire moins parfumée que les prunes françaises. La finale est d’une durée acceptable, presque imperceptiblement salée.

Kurosowa s'envoyait aussi un petit Hibiki incognito dans le temps.

Kurosowa s’envoyait aussi un petit Hibiki incognito dans le temps.

Cet Hibiki est donc un whisky agréable, très « composé » – très Japonais donc, et assez gourmand comme dirait l’autre, mais sans être écœurant. Avec le temps, il parait néanmoins peut-être un peu plat et artificiel. Mais rendons lui grâce tout de même d’avoir ouvert la voie aux malt japonais tout en remettant le blend de qualité à l’honneur.

Prix : autour de 60 € (initialement) – Disponibilité : fonds de stock et enchères, donc trop cher pour être intéressant