Honest note : Un single malt qui ne fâchera ni ne séduira personne. Peu de bruit pour rien. 5/10

L’histoire : Dalwhinnie, inconnue des Highlands

Dalwhinnie est un peu une énigme. 1,5 millions de litres crachés par an à la frontière du Speyside et des Highlands, sans qu’on en retrouve grand-chose. En officiel, un 15 ans et deux NAS assez confidentiels. Et rien ou presque chez les indies. On imagine donc que Dalwhinnie sert à alimenter les blends Diageo (qui ne le revendiquent pas) – à moins qu’il n’existe un univers parallèle où le Dalwhinnie 15 ans coule à flot, considéré comme un nectar des dieux. La première hypothèse étant le plus problable, Dalwhinnie pourrait bien être non pas la pire, mais la plus médiocre des distilleries écossaises.

Le 15 ans d’âge proposé est peu coloré, donc sûrement plus bourbon que sherry. Il est vendu à un prix très démocratique – sous la barre des 50 €. Economique donc, mais pas forcément très rassurant non plus. Alors bonne affaire ou prix de la médiocrité ?

Le contenu : rien, ou presque

Le nez n’est guère évocateur. Un peu d’antiseptique pour rappeler qu’on est à 43°, de la pomme, du malt mais pas trop, un peu de poussière aussi (mais la bouteille testée était ouverte depuis quelques années donc sujette à caution), peut-être quelques notes de thé, mais alors très peu infusé. En bouche, c’est propre, ce qui est déjà pas mal, un peu malté, un tout petit peu fruité (pomme), une petite touche de miel, e basta.

L'offre gustative de Dalwhinnie.

L’offre gustative de Dalwhinnie.

Rien de dérangeant, rien d’intéressant. La qualification de Gentle Spirit indiquée sur l’étiquette n’est pas fausse, mais Uninspiring spirit serait plus juste. Le problème de ce genre de whisky, c’est qu’ils sont beaucoup trop plats pour l’amateur comme pour le profane. Ils rappellent des blends inoffensifs qui ne demandent qu’à être noyés dans le soda. Et constituent donc une aberration économique.

Prix : autour de 45 € – Disponibilité : large