La SMWS est désormais très régulière dans ses sorties avec une livraison mensuelle d’au moins une dizaine d’embouteillages. Et la branche française se met au diapason par l’intermédiaire de son nouvel ambassadeur William, qui organise deux sessions mensuelles de dégustation à Paris. Avec à chaque fois 5 whiskys de la sélection proposée.

Pour la livraison de décembre, nous avons donc pu commencer par un Longmorn 12 ans – 7.157 – qui s’avère basique en apparence, très droit, mais s’accompagne de petites touches très plaisantes de bois de rose et de noisette, qui en font finalement une bien jolie bouteille. Il est suivi d’un Glen Elgin 10 ans – 85.44 – qui bien que relativement jeune s’avère riche et assez somptueux.

La richesse de ce Glen Elgin résumé en un blingee.

La richesse de ce Glen Elgin résumée en un blingee.

Le Dailuaine 11 ans – 41.87 – qui vient derrière est un peu fade en comparaison. Rien de dramatique, mais je constate que les jeunes Dailuaine ont souvent un peu de mal à exprimer les qualités de la distillerie. On part en suite à l’aventure avec un Cragellachie 12 ans – 44.75 – issu d’un tonneau « brûlé » (medium charred) avant remplissage. Le résultat, au nez comme en bouche, est… un bourbon sans trop de vanille. Un bon bourbon donc, bien qu’assez inattendu.
On conclut avec un Bowmore 20 ans – 3.274 – qui remporte tous les suffrages dans un style maritime fumé habillé de notes plus suaves qui font le charme de cette distillerie.
En bonus, on goûte discrètement le 33.134, un Arbeg 9 ans en deuxième remplissage de fût de sherry, qui envoie de la fumée et des fruits très mûrs. C’est très agréable, mais malheureusement le prix de vente est aussi très Ardbeg : autour de 130 € pour un whisky tout de même jeune.
C’est la seule bouteille qui dément ce qui est devenue l’une des principales qualités de la SMWS : offrir à des prix qui paraissent de plus en plus raisonnables par rapport au reste du marché des single casks de caractère.