Honest note : Un 12 ans rigoureux à prix d’ami. What else? 8/10

L’histoire : un malt de la distillerie intermittente Glengyle

Les gens de Springbank aiment distiller de grands whisky et faire revivre Campbeltown, la ville fantôme du malt – un trentaine de distilleries en 1900, 2,5 aujourd’hui. La demi est Glengyle, qui quelques mois par an produit du malt avec les anciens alambics de Ben Wyvis, une autre distillerie défunte, depuis 12 ans, l’embouteillant sous le nom de Kilkerran.

Nous voici donc face au premier 12 ans officiel de Kilkerran. Tous les embouteillages officiels précédents portaient la mention « work in progress », donc nous touchons au but initial : faire un 12 ans de référence. Sera-t-il à la hauteur ?

Le contenu : un grand bol d’eau de mer

Au nez, nous avons affaire à du sérieux. Une douce odeur de citron, du sel, un peu d’herbes aromatiques (thym ?), de l’amande, et une fumée très propre. Un nez un peu à la Caol Ila et pourtant différent, agréable sans être flatteur. De quoi satisfaire l’expert sans dérouter le profane. En bouche on retrouve du shortbread au citron, toujours de la fumée, et une grande rasade d’eau de mer. Et c’est remarquable. La finale est longue, plus douce, mais toujours très saline.

12 ans, délicatement battu par les vagues...

12 ans, délicatement battu par les vagues…

12 ans d’attente sont ainsi justifiés. Ce Kilkerran est vraiment remarquable par son caractère et son équilibre. Dans sa catégorie de prix, autour de 50 €, peu font aussi bien. Après Longrow et Hazelburn, Springbank nous récompense à nouveau d’un whisky rigoureux.

Prix : autour de 50 € – Disponibilité : large