Honest note : un Ben Nevis propre mais manquant un peu de nerf. Pas meilleur qu’un officiel. 6/10

L’histoire : un Ben Nevis en double fût

Ben Nevis est une distillerie un peu oubliée. Peut-être à cause de son nom de carte postale – elle le tire du plus haut sommet du Royaume-Uni dont elle est proche. Plus sûrement à cause de son propriétaire, le Japonais Nikka, qui ne semble pas avoir de stratégie claire sur cette distillerie. Bref Ben Nevis donne parfois l’impression de vivoter, même si certains embouteillages nous signalent qu’elle sait quand même y faire.

Dans sa série Best Casks of Scotland, le négociant Jean Boyer a marié un fût d’ex-bourbon et un fût d’ex-sherry 1996, proposé à 43° pour une soixantaine d’euros. Une proposition tout à fait honnête qui ne demande qu’à être validée.

Le contenu : un « boring malt »

Au nez, ce Ben Nevis n’annonce pas grand-chose. De l’amande, de la tarte fine aux pommes, un peu d’air du large – comprendre une note saline, et en cherchant bien après quelques minutes de l’écorce confite d’agrumes. Le palais démarre sur ce que j’identifie comme de la groseille et du malt. Là encore un peu d’iode et un boisé malheureusement un peu âcre. La finale revient sur l’amande, mais s’avère courte.

Quand l’embouteilleur loupe un peu son coup.

De l’équilibre à l’ennui, il n’y a qu’un pas malheureusement franchi par ce Ben Nevis. Il semblerait que les deux barriques se soient neutralisées pour donner quelque chose sans vrais défauts mais sans grands mouvements. Au final, le 10 ans officiel fait aussi bien le job pour moins cher.

Prix : autour de 65 € – Disponibilité : rare